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mardi 13 août 2013

Défi 13 entre amies : Août ou le souvenir.

Avant de commencer ce billet comme je le fais d'habitude tous les mois ... 

Je remercie toutes celles qui m'ont laissé un petit mot d'encouragement, de soutien,  ici ou ailleurs, en rapport avec ce que j'ai écrit sur le départ de mon huahua. Je ne vous ai pas répondu individuellement. J'avoue ne pas en avoir eu le courage. J'ai écrit ce texte parce que je voulais dire au-revoir à mon chien, n'ayant pas eu le courage d'aller le voir une dernière fois à la clinique vétérinaire. Je pense qu'à ma façon, c'est ce que je pouvais faire de mieux. Ce n'est que quand les petites bêtes ne sont plus là qu'on se rend compte à quel point elles comptaient. 

Cette petite boule de poils manque énormément à mon quotidien et j'essaies de changer mes habitudes pour ne pas trop subir ce manque. J'essaies également de poursuivre certaines choses, et, dans cet optique, j'ai adapté mon défi 13. 

Alors ... Aujourd'hui nous sommes le 13 août, jour du défi 13 entre amies. 

J'avais, rappelez-vous, choisi le thème : Plutôt fourmi que cigale. Le but étant de recycler une pièce et de ne rien acheter pour confectionner ce défi. 

J'avais prévu un vêtement confectionné à partir d'un t-shirt usé et de fil de coton détricoté. Je l'ai commencé quelques heures avant que le huahua tombe "malade", vous pouvez deviner que depuis je n'ai pas remis la main dessus. Sans doute que je le finirai plus tard. 

A la place, j'ai décidé que j'allais recycler la couverture de huahua. Je vous l'avais déjà montré sur ce blog, j'avais fait une petite couverture au crochet pour monsieur, juste assez grande, juste assez chaude, bref pile poil pour lui. Il n'y a qu'un chien qui puisse l'utiliser (vu qu'elle est pleine de poils). Et je me refuse à l'utiliser pour un autre futur chien, quelle que soit la date de son arrivée. J'ai toujours eu des objets spécifiques à tous mes animaux, donc on ne change rien. 

Et donc hier, pour ce défi, j'ai utilisé la couverture de Yoyotte, ainsi que les petites housses de rangement que Sophie m'avait cousues avec les chutes de ma robe de mariée, pour que je puisses l'emmener avec moi en Algérie. Je ne les utilisais plus, autant les recycler. 

vendredi 9 août 2013

Ces petites bêtes

Ces petites bêtes qui envahissent nos vies. Qui bouleversent nos habitudes. Qui nous force à nous lever tard dans la nuit pour un petit pipi. Qui nous réveille trop tôt le matin en sautant sur le lit sans ménagement. Que l'on doit sortir même les jours de pluie. 

J'ai une petite bête. 

Un gros tas qui s'étale sur le canapé les jours de printemps pour profiter égoïstement du soleil. 

Un lourd huahua qui nous fait mal avec ses grandes aiguilles de pattes quand il nous passe dessus pour aller d'un bout du canapé à l'autre.

Un emmerdeur qui n'arrête pas de squatter mon lit quand je couds ou que je tricotes, attention aux aiguilles tu vas te piquer ou t'éborgner ! 

Un chanteur qui ne supporte pas qu'on lui taquine le bout des pattes et le fait savoir en faisant ses gammes.  

Un petit poney, qui ne peut s'empêcher de faire le beau en trottinant comme un cheval lorsqu'il croise d'autres chiens. 

Un trouillard qui a peur des gros cailloux et des vélos parce qu'il ne voit pas bien ce que cette grosse bête là fiche en plein milieu du chemin. 

Un crocodile qui ouvre la gueule sans faire un bruit chaque fois qu'on approche la main de son bébé en cours de machouillage. 

Un gros gueulard qui ameute tout le quartier de sa voix suraiguë de castré pour signaler qu'ici c'est lui le maître. 

Un gros bébé qui se fait caliner et bisouter mille fois par jour par 4 personnes différentes. 

Un arnaqueur qui réussit à avoir des gâteaux rien qu'en ayant l'air mignon. 

Un gros "kipu" à qui je donne le bain une fois par semaine en lui disant "ooooh qu'il est beauuuu mon huahuaaaa" au moins 10 fois en 5 minutes.

Un fou d'amour de pioupiou qui lui fait faire la sérénade pendant 20 mins chaque fois qu'il en mange, Médor ou Chocolat dans la gueule.

Un gros gourmand qui ne sait pas s'arrêter de réclamer. 

Un profiteur qui élit tout endroit moelleux de l'appartement comme une extension de son lit. 

Un chiouinouin qui chouine pour un oui et pour un non, et surtout quand il se fait griffer la truffe par un chat. 

Un aventurier qui, un jour, s'est jeté dans les orties, tout entier, et en est ressorti tout bouffi. 

Un très bon joueur de cache-cache qui finit toujours par me trouver, mais sans utiliser son nez ! 

Une horloge canine qui sait exactement quand c'est l'heure de manger et qui n'hésite pas à te dire que tu es en retard pour préparer le repas, "tu abuses là, j'ai faim !" .

Un chien plein d'amour qui sait y faire pour réclamer des câlins et des grattouilles en s'asseyant comme un gnome.  

Un bon chien qui cherche à te défendre ... des mouches, car ces bestioles là, elles sont féroces ! 

Un gros dormeur qui en écrase pas mal, d'heures de sommeil.

Un gros péteur ! Qui a honte de lui chaque fois qu'il en lâche une. 

Un ronfleur hors du commun, on appelle ça "faire le paquebot". 

Un petit con qui n'a jamais porté le pull blanc que je lui ai tricoté, il fait trop efféminé il parait ! 

Un gros frileux qui n'hésite pas à se glisser sous les draps de n'importe qui. 

Un collectionneur d'objets : pulls, lit, bébés, nonosses, couvertures, genoux et oreillers du lit des autres. 

Un squatteur de "photos pour le blog", mais si, il est partout ! 


Le temps que j'énumère tout ceci, mon petit chien est parti. Il s'est endormi et ne se réveillera plus. Mon petit père avait une tumeur au cerveau et nous a fait de grosses crises d’épilepsies sans prévenir. Il y avait des signes avant-coureurs depuis tous ces mois, mais on n'a pas compris ... Il n'y avait d'autre choix que de te laisser partir, pour que tu arrêtes de souffrir, pour que tu fasses enfin un grododo. Toi qui aimais tellement ça dormir partout, tout le temps et dans toutes les positions. 

Mon gnognotte, tu ne verras jamais mon Nhomme-mari, et pourtant il arrive dans quelques jours. 
Mon yoyotte, tu n'essaieras pas le nouvel harnais que je voulais t'acheter pour que tu puisses encore plus poneytiser en public.  
Mon titoutou, tu n'as pas eu le temps de manger le pioupiou de ce mois-ci. Ta sérénade va me manquer. 
Mon petit Eliott tu me causes un gros chagrin. Toi qui es arrivé dans nos vies sans prévenir, tu as pris une place énorme et tu laisses un gros vide derrière toi, sans prévenir aussi. On a fait tout ce qu'on pouvait pour te rendre heureux, et tu as oublié tes friandises ici. 


Ma petite bête est partie au bout de son chemin ... 



samedi 1 décembre 2012

Lettre à toi

Cher Lectorat, 

J'ai pu constaté ces dernières heures à quel point le Huahua faisait des bulles d'émotion dans ton coeur ! La cutitude absolument de ce gros-tas de poil a su toucher ton âme au plus profond de son hystérie pandatesque et je te comprends. Qui ne craquerait par pour le Huahua de Pandaland ... 

Alors, histoire de détruire un mythe, et aussi parce que ce soir j'ai pas envie de tricoter, je vais te montrer le Huahua dans toute sa décadence splendeur .
Oui, Lectorat, tu auras peur, tu souffriras, tu en auras la rétine brûlée au quinzième degré, tu auras le hoquet de l'horreur, le cri du désespoir, la bouche déformée par une frayeur transcendante, le ti pipi de la pétoche, ton sang se glacera dans les veines, tes poils se hérisseront, ton teint pâlira, tu auras le trouillomètre à zéro quand tu auras vu ce que je m'apprête à partager. 

Oui, Lectorat, prépare-toi, car c'est une véritable épreuve qui t'attend. 

Le Huahua fait peur, je t'aurai prévenu, si tu veux cliquer sur la petite croix rouge en haut à droite de ta fenêtre de navigateur, c'est maintenant ! 

Non ? 

Hé bien, Lectorat, je t'avais prévenu. Laisse-moi te dire une chose avant notre adieu.

Lectorat ... je t'aimais bien. 



Tu peux constater Lectorat de mon coeur, que le Huahua dort absolument partout, mais surtout partout sur toi. Tu remarqueras également qu'il dort n'importe comment, même debout, et que ça ne le gène absolument pas. Il te piquera ton oreiller, ton lit (même tes draps), tes genoux, sans gêne aucune et se plaindra de toute invasion externe, l'oeil sournois, prêt à te bouffer. 
Le Huahua a aussi une propension à se déguiser avec tout ce qui traîne ou non dans son champ de vision. Il te la jouera prince du désert avec une écharpe kaki, se prendra pour Miss France vêtu de l'écharpe rose (à sa taille !) sur le poitrail, ou bien au pirate des îles pandas affublé de son cache-oeil d'Halloween. Il te volera ton bonnet de Noël car le rouge lui va mieux qu'à toi, farfouillera dans tes en-cours crochet pour y trouver une jolie parure à noreilles dentelée. Fashion victim, il n'hésitera pas à commander à ses deux maîtresses (oui il en a deux, moi et la Dame, t'ai-je dit qu'il était égocentrique et égoïste ?) des pulls de toutes gammes et à parader avec. Versant dans l'extrême, il fera sécher sa manucure au soleil (cf. première photo, troisième colonne, troisième case). 
Très joueur, sa panoplie de jouets l'accompagne absolument partout. Il prendra ton appartement pour un coffre à jouets géant, les laissant traîner tels les cailloux du petit Poucet. 
Un brin acteur, il obtiendra tout ce qu'il veut de toi (cf. deuxième photo, première colonne, troisième case, tu vois ce regard de cutitude absolument ?) et multipliera les bêtises. 
Nonchalant, il bravera les interdits pour poser son gros-cul où bon lui semblera, tel le roi lion sur son rocher (cf. deuxième photo, troisième colonne, troisième case). Ce qui te donnera la drôle d'envie de lui confectionner ceci.

Voilà Lectorat, ton épreuve est maintenant terminée. 
Si tu as su résister avec vaillance, bravo ! 
Saches néanmoins que ce Huahua ne tient pas dans une enveloppe, ni dans une boîte, qu'il ne peut donc être expédié nul part. Il est malade en voiture et chouine comme un bébé dès que l'une de ses maîtresses disparaît de son champ de vision. N'oublies pas également, qu'il ne peut vivre sans son doudou Médor (je te l'avais déjà présenté). Enfin, il a une préférence pour la Dame et votre panda dévoué peut aller se brosser pour l'emmener avec elle.  Entre la cuisinière (la Dame) et l'infirmière (c'est toujours moi qui m'occupe des bobos), son estomac a choisi !

Bien à toi avec des coeurs pandatesques dans les yeux, 

Letipanda. 


PS : Oui, j'assume totalement le fait d'avoir plus de 500 photos de mon Huahua, faites en moins d'un an. Avoue-le Lectorat le Huahua est fait pour être pris en photo. 


jeudi 29 novembre 2012

Cadeaux de Noël et de non-Noël #3

Énième cadeau confectionné terminé ! 

Cette fois-ci de non-Noël, pour la soeur de Nhomme-à-moi. 

Alors j'avoue avoir été hyper indécise sur ce que j'allais lui faire. Mais vraiment ... 

Au début je voulais faire un ti truc mignon, un accessoire. Le genre de truc qui va toujours a une jolie fille, que-même-si-c'était-un-moche-truc-et-ben-elle-sera-quand-même-hyper-mignonne-avec-parce-que-rien-ne-l'enlaidit, et même-que-si-c'est-un-joli-truc-elle-ne-pourra-qu'embellir-ta-création-par-sa-beauté (si t'as pas compris ma future belle-soeur est magnifique à te donner envie de te cacher au fond d'une grotte face à l'impossibilité de tenir la comparaison, oué !) (oui aujourd'hui je tutoie mon lectorat, c'est comme ça). 
J'ai joué l'enquêtrice auprès d'elle, histoire de connaître ses goûts : féminine, fangirl, flashy attitude, paillette attitude, brillant attitude,  fashion victim, dentelle, ajouré, garçonne ? etc. 
Bref enquête digne d'un magazine féminin-cocher-la-case-et-compter les---▲. Histoire de cibler. 
Parce qu'il faut savoir, qu'à la base, je voulais faire un cadeau surprise, genre surprise-tu-ne-savais-pas-que-j'allais-te-faire-un-cadeau-hein-!. Et quand c'est comme ça, et que tu ne côtoie pas la personne dans la vie de tous les jours, et donc que tu ne connais pas ses coups de coeur et ses couleurs, tu fais quoi ? 
Hein tu fais quoi ? 
Personne ne veut répondre ? 
Ben je vais te dire, moi j'ai demandé au Nhomme de me renseigner. Et si on reste dans la logique du procédé, étant frère et soeur, vivant sous le même toit, depuis presque vingt ans, tu te dis que potentiellement, potentiellement hein, il devrait connaître un peu ses goûts. ERREUR !! 
Tout ce qu'il m'a dit c'est : "je crois qu'elle a un manteau noir" (note le "je crois") et depuis des années il ne lui achète que du rose en disant que c'est sa couleur favorite (ce qui ne semble pas être réellement le cas quand je me suis renseignée auprès de l’intéressée). N'étant pas très rose, je voulais taper dans une autre couleur (- mini débat : sérieusement suis-je la seule à penser que mon Nhomme a une curieuse façon de penser, c'est-à-dire qu'il m'a affirmé "sors de ton monde de bisounours, le rose c'est pour les filles, tu dois en porter" note là encore le paradoxe "monde de bisounours" /"rose pour les filles", dans quel monde vis-tu chéri ? -). Mais avec un Nhomme comme le mien, c'est juste impossible d'avoir des informations précises. Comme quoi, pour les trucs de filles, les mecs ça sert à rien ! Perplexe, il m'a dit, "fais en noir". Puis "demande-lui". 
Moué ... pour le concept de la surprise tu repasseras ! 

Bref, je digresse beaucoup là ... 

J'ai dû choisir par moi-même, flashant sur des modèles de ravelry, tergiversant sur la laine et la couleur à choisir, trouvant un truc mignon, changeant d'avis 1000 fois. J'ai fini par faire un snood au tricot, modèle made in Pandaland. Snood duquel j'avais montré une photo en-cours il y a quelques temps. Mais, parce qu'il faut un mais, j'ai tout défait. Hé vi, un article de Sophie m'a fait changer d'avis. Article grâce auquel une sorte de mini swap c'est comme imposé entre nous, j'en reparlerai en temps voulu. Ce qu'il faut en retenir pour l'instant, c'est que le modèle qu'elle a confectionné, est quasi identique à tout niveau à celui que je voulais faire (même la couleur !), et que ce modèle, elle va me l'offrir ! (je suis Joie !). Ce qui m'a imposé du coup de faire autre chose (ben oui, offrir quelque chose de similaire alors que je ne peux pas tenir la comparaison, voyez le complexe malaise en moi). 
Au final, j'ai fini avec un crochet de 3 (au manche trop fin pour être manié durant des heures sans douleur, chouette !) et un nouveau modèle made in Pandaland. Je l'ai fait en jaune (moins pâle que sur la photo), sans savoir si elle aime ou non cette couleur, je n'avais pour directive que "non-excentrique et qui ne brille pas". Mais l'avantage d'une couleur claire c'est qu'on peut la teindre facilement de la couleur que l'on veut hey !

Points de chevrons à ma sauce, en relief, p'tite bordure qui va bien, pseudo frange pour le fun et couture en moebius (celle que je faisais/défaisais dans le train). 

Preuve que je suis très habile en ce moment : J'ai lavé le snood pour ré-éclaircir la laine après autant de manipulations et pour le bloquer. J'ai été tellement généreuse en savon de Marseille, qu'il est nickel. Le hic, c'est que je l'ai mal rincé. Donc tout poisseux de savon, hier je l'ai re-rincé. Ce matin, en prenant les photos, j'ai constaté que je n'avais plus qu'à recommencer une troisième fois ... 
Pas de photo porté, mais il faut me croire, c'est un bonheur de douceur et de chaleur. 
Pas de photo parce que je suis debout à 6h du matin et couchée à 2h du matin depuis trois jours, et que j'ai la même tête que mon Huahua quand il n'a pas envie de mettre son pull pour sortir : 

Le bonheur fait huahua. 
Sur ce, je vais dodoter et tâcher de mettre moins de parenthèses et digressions dans mon prochain article ! 

mardi 2 octobre 2012

J'ai le bout du nez froid ...

C'est l'hiveeeeer, c'est l'hiveeeeer ... Comment ça pas encore ? Ah bon ...

Bon ok, je suis de mauvaise foi, il ne neige pas encore (mais ça viendra !)...  Bon ok  je suis toujours de mauvaise foi c'est l'automne et c'est triste ! Oui c'est triste ! Pourquoi ? Parce que j'aimerai être en hiver !! Quelle question ! J'aime l'hiver, on peut cacher son bout de nez tout froid dans le cou de son Nhomme dans un gros col roulé ou une écharpe. Mais voilà, on est pas ENCORE en hiver. Snif. Mais le bout de mon nez n'est pas d'accord, et il est froid, glacé, gelé, il s'enrhume. Et je déteste ça. 

Pour remédier à ça, j'ai tricoté un petit snood d'après celui qu' Eather B. a fait pour son p'tit bonhomme, qui je l'avoue le porte beaucoup mieux que moi ! Et comme je ne veux pas qu'on me prenne pour une cinglée qui met des tricots de grosse laine un 1er octobre, j'ai triché ahaha ! Bref, tout en m'inspirant beaucoup beaucoup beaucoup du modèle "snood boy", je l'ai fait avec une laine assez fine, ça le rend assez léger pour le porter en automne, chaud et doux à la fois. D'ailleurs je l'ai autour du cou, et mon nez est ravi (bizarrement constituée vous dites ? meuh nan !)


Non je n'ai pas un cou aussi large, j'ai monté mes mailles sans réellement réfléchir ... Et oui mes torsades sont super serrées, et oui ça vague chouïa, et oui c'est bicolore et mes rayures sont de tailles inégales, et les couleurs ne vont pas du tout avec ce que je portes, mais je m'en fiiiiiche. C'est bizarre et dépareillé comme moi. Il faut dire que ça fait une dizaine de jours que je suis dessus, du style 10 minutes par ci par là. Et je n'avais qu'une hâte, rabattre les mailles. J'y ajouterai sans doute des boutons ou un lacet ou une pression pour le resserrer. Je compte recommencer le patron correctement, avec une laine et des torsades de taille normale. 

J'ai tout de même pu avancer un peu le châle de belle-maman , disons que j'en suis à la moitié. Je n'ai toujours pas changé de pelote, ce qui me fait penser que je n'avais jamais rien crocheté de si léger. Il fera 50 grammes tout au plus. Mais l'effet est assez sympa, très dentelle. 


Quoi qu'il en soit, ayant enfin réchauffé le bout de mon nez, je vais enfin pouvoir attaquer tranquillement une robe pull en angora noir pour cet hiver. Doux, chaud, magnifique, j'aimerai l'avoir fini avant même de l'avoir commencé arf ... Et mes leggings aimeraient que je l'ai déjà fini aussi, je n'ai rien à mettre avec !!! 

Enfin bon, pour l'instant il pleut, c'est toujours l'automne, d'ailleurs le Huahua vous salue avec son fashion K-way jaune. 


N.B. : J'ai tendance à souvent finir avec une photo du Huahua, conséquence probable du fait qu'il y en a des tonnes dans mon smartphone ... hum ... 

vendredi 21 septembre 2012

Les galères de la semaine ... ou quand je vois rouge ...






L'image c'est par ici


Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !



Voilà ça c'est fait, à défaut d'hurler au balcon, tel le huahua qui fixe les chats de la voisine du dessous.

Comment dire, ce fut une semaine horrible grandiose ! Tant pour le corps (je vais mourir), que pour le moral (je vais mourir), que pour l'esprit (oui ce sont deux choses différentes, et je vais mourir aussi).

  • Le corps ou comment détruire les derniers signes de jeunesse et robustesse d'une fille de presque 24 ans (haaaan je vieillis trop vite) en une semaine.

Oui parce que voilà, j'ai repris le travail au restaurant (non vous ne le savez pas, mais j'y ai travaillé cet été et j'ai rencontré des gens à qui le respect d'autrui aurait dû être inculqué dès le plus jeune âge. Et du coup, je me suis barrée. Plus besoin de reconnaissance humaine que d'argent. Oui j'ai peut-être de l'ego, mais …). Certaines personnes ayant délaissé le patron sans ménagement et avec beaucoup d'argent dans les poches (les mêmes qui devraient refaire leur éducation), celui-ci m'a appelé en urgence : « Viendez Mamzelle Letipanda, je vais mourir [oui, lui aussi] ». Bref, bonne poire, j'y suis allé pour faire la « plonge », mais pas que. Et, comment dire, travailler dans une pataugeoire cuisine SANS chaussures de sécurité, et ben tu tombes (si si, testez dans votre cuisine, une marmite d'eau sur le sol, essayez je vous dis !). J'ai pourtant l'habitude, faire du patin à glace sur le carrelage est devenu ma spécialité. Mais là, c'était le summum de la glissade, le roulé-boulé du cochonou, le slice de la tortue sur sa carapace, la bonne gamelle quoi ! Et un genou tordu, et une vieille blessure au dos qui se réveille (oui parce que tu vois à la piscine quand tu fais un « plat », ça fait PAF, ben pareil là, mais sur le dos et sur le sol). Et ti bonus de la veille, déchirure musculaire au niveau des pectoraux, aïe quoi. Ce travail, n'en est pas un, il détruit le corps. Charge lourde, sol glissant, patron qui gueule, fatigue constante et les nouveaux dans les pattes. Mes mains sont des bouts de viande asséchés, découpés, tranchés, troués. 

Alors j'ai dit STOPEUH. Hier soir, le patron est venu me donner mes heures pour le lendemain (oui c'est au jour le jour, je vous ai dit que ce boulot était chiant, nan ? Bah c'est fait ayé !). Je lui ai dit, « oula oula, moi cassée, moi shootée aux anti-douleurs, toi pas vouloir m'en donner ce matin, toi méchant, moi prendre pause, toi débrouiller avec ti frère à moi » (oui j'étais fatiguée hier soir). Donc j'ai envoyé le frangin, ça le sortira de son lit, car 15h pour se lever, je trouve ça tard dans la journée, moi , pendant que je trime de 7h à minuit. Chacun son point de vue.

  • Le moral ou comment se sevrer violemment.

J'ai pas tricoté depuis une semaine !!! A peine crocheté !!! Trop épuisée, je travaille en découpé, à chaque service. Je finis à minuit, le soir j'ai le choix entre enlever cette odeur d'égout qui me colle à la peau et tricoter. Au vu de ma résistance à l'appel du sommeil, je me douche... Et ça me rend triiiiiiiiste. D'autant plus que je vois des modèles qui me font de l’œil, qu'il fait 4° le matin à 7h pour aller à mon second travail (oui j'en ai deux), que j'ai graaaaaaaaavement envie de me faire des gants/mitaines/snood/écharpes/ pull, 'fin un peu de tout quoi, et que je n'ai pas le temps. Et le pire, c'est que l'été est bien fini (ben oué là on peut difficilement dire le contraire), mais mes « en-cours » d'été, eux ne sont pas finis !

*déprime*

Sans compter que je n'ai pas le temps d'être avec mon Nhomme, bien loin de moi dans son pays, tout aussi occupé, et qu'il est des fois où on ne se comprend pas bien sur le terme affection partagée. Il me semblait pourtant acquis que la femme a toujours, mais TOUJOURS, besoin qu'on lui montre qu'on la Naime. Faut croire que pour Nous c'est l'inverse, pour Lui. Alors je dois aussi trouver du temps pour lui écrire, en attendant une réponse qui ne vient jamais. Finalement ça a pris le reste de mon énergie, mais je pense avoir fait passer le message car j'ai eu UN mail. C'est toujours ça de pris.

*déprime*

  • L'esprit ou comment divaguer sans s'en rendre compte.

Oui je divague. Pour être précise, je le fais sur mon vélo. Je traverse toute ma ville, trois fois par jour, aller + retour, pour aller travailler et je fais preuve d'un absentéisme de l'âme dangereux. Vous voyez, un peu comme ça :

Si vous cherchez un manga à lire

Mon corps fait le reste, c'est devenu un automatisme. Du coup, je me mets à penser à des choses bizarres. Comme à quel point il est difficile (!) de se procurer des bobinettes à un prix raisonnable ou de trouver une vraie mercerie à moins de 50 kms de chez toi ; que je me cuisinerai bien des sushis, car c'est trop bon (!) ; que j'ai encore racheté de la laine en disant « cette fois il n'y a plus de place dans le placard » (mais y'en a encore siiiii) ; que j'aimerai bien que mon Nhomme demande à sa maman la vraie recette algérienne, celle du bled, des Makrouts (j'attends depuis trois mois) ; que je me matterai bien les épisodes des séries américaines que je suis en masse, car je suis à la ramasse ; que je partirai bien en voyage dans un pays loin d'ici, genre en Norvège et finirai par y vivre (ben pourquoi pas!) ; que mon prof et tuteur, passe trop de temps dans son pays natal et oublie de faire ce qu'il m'a promis ; que j'aimerai me lancer dans la couture car je vois des réalisations superbes et que je jalouse pandatesquement.

Et là, ça a fait tilt. Où est la France dans tout ça ? J'importe ma laine (et le reste) de Turquie, je mange au Japon, je suis en couple avec l'Algérie, je m'habille en Chine, je me distrais avec les USA, je travaille avec l'Italie, et je veux vivre partout sauf ici.

Alors la France dans tout ça, elle est dans le lit du huahua, puisque j'ai commandé du tissu à Roubaix pour La dame et elle a fait ça (à la main, y'a point de machine ici *déprime*), il ne reste plus qu'à ajuster la housse taupe dessus : 

Oui il a maintenant un vrai lit ... pourri gâté ce chien ... Vous remarquerez que la couverture est plus petite que le lit, 
et j'avais pourtant pris les mesures de départ de La dame, qui a eu, semble-t-il, la folie des grandeurs pour un chien tout petit !

Et moi j'ai quand même eu le temps de bricoler la petite couverture au crochet. Hip hip hip hourra !

Voilà comment faire du vélo pose des questions de nationalisme aiguës à un panda.


PS: Oui j'ai pris du temps pour écrire, oui ça fait du bien, oui je vais maintenant me jeter goulûment sur mes tricots. 

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